Margaux 2011
16 équipes du Sud-Ouest s'affrontaient, alignant une centaine de joueurs aux index compris entre 5 et 12 pour la plupart, avec une météo idéale.
Pour incroyable que cela puisse paraître, les joueurs ont joué en moyenne plus de 18 points au dessus de leur index ! La première journée a été si catastrophique que les résultats ne sont pas publiés à ce jour.
Que s'est-il passé ?
À ce niveau, vu l'âge des joueurs et les index en présence, le stress de la compétition n'explique pas la chose.
Alors, le parcours ?
Les départs, détrempés et mous, le fair way avec une herbe clairsemée (le parcours est tout récent, 2006), des greens brulés, avec des plaques entières sans herbe, bosselés et assez rapides, à la roule irrégulière d'un green à l'autre, des drapeaux difficiles ? Le joueur expérimenté a déjà rencontré tout cela, sur différents parcours.
Rarement sur le même ! Les roughs sont un véritable piège : non arrosés, la terre est craquelée de fentes de plusieurs centimètres de large, avec des lie impossibles. Les rebonds des balles en bordure des fair ways sont dramatiques : j'ai vu le premier jour l'un des meilleurs joueurs du champ mettre 5 balles en jeu sur le trou N° 2, le ruisseau qui longe le trou n'étant pas un obstacle d'eau, mais un hors limite !
En cette période sèche, paradoxalement, il y a de l'eau fortuite dans des endroits inattendus, et dans plusieurs obstacles d'eau, elle déborde des piquets rouges.
Au trou N° 14, le premier jour, près d'un tiers des joueurs ont joué un mauvais green : tous ceux qui n'avaient pas fait la reconnaissance la veille, sans doute ?
Bien sûr, on ne place pas la balle, mais je n'ai vu personne entre les deux tours sabler les divots sur les zones de tombée de drive et les colliers de greens.
Facile ou difficile, les deux meilleures équipes accèdent à la 3° Division. Était-ce utile d'humilier les joueurs de la sorte, en durcissant le parcours ainsi ? S'agit-il d'une erreur de casting ? Est-ce une politique délibérée des organisateurs ?
A l'heure où tout le monde se plaint d'un ralentissement de l'activité golfique, on peut se demander si c'est là la bonne stratégie.
A moins que ce ne soit déjà le syndrome de la Rider Cup ?

